Tout savoir sur l’Aligoté

L’aligoté : le cépage rescapé

L’aligoté est un cépage bourguignon qui aurait pu disparaître du paysage viticole français, car les vignerons de la Côte d’Or et de la Côte chalonnaise lui ont souvent préféré le chardonnay. L’aligoté a toutefois gagné des lettres de noblesse.

L’aligoté ne cesse de progresser dans le vignoble et couvre aujourd’hui plus de 1 700 hectares. On le rencontre également dans le Jura et en Savoie ainsi que dans la haute vallée de la Drôme. Dans son berceau bourguignon, il a longtemps occupé les coteaux avant de reculer dans les plaines sous la pression du chardonnay, plus en vogue. Il peut se targuer d’être l’un des rares cépages à donner son nom à une appellation bourguignonne : le Bourgogne-aligoté. En outre, depuis 1997, il a rejoint la cour des grands en se voyant reconnaître dans une appellation communale : Bourgeron. Le crémant-de-bourgogne bénéficie également de sa participation.

Il est aussi répandu dans les républiques de l’ex-URSS et dans de nombreux pays de l’Est. En Roumanie, ses raisins sont récoltés a sur-maturation afin d’élaborer des vins peu acides. Il y produit aussi des vins effervescents. En Bulgarie, dans la région méridionale de Chirpan, il entre dans les assemblages pour apporter sa note vive à des vins secs de bonne qualité qui connaissent un joli succès à l’exportation. On le trouve par ailleurs en Suisse, au Canada, en Californie et au Chili. Dans ce dernier pays, il est associé au sémillon et au riesling. La culture de l’aligoté dans le monde atteint ainsi 23 000 hectares.

Le goût : L’aligoté est indissociable de l’image d’un vin blanc léger et frais, à boire jeune, mélangé avec de la crème de cassis pour constituer un apéritif : c’est le vin blanc-cassis, surnommé kir au nom du chanoine député-maire de Dijon qui mit ce mélange à la mode après 1945. Selon les terroirs au sein de l’appellation bourgogne-aligoté, son vin admet des variations tout aussi marquées que celui des autres plants : vif dans les Hautes-Côtes, nuancé de note de fleur de sureau à Saint-Bris dans l’Yonne, comme s’il s’était inspiré du sauvignon.

A la découverte du Cabernet franc

Le Cabernet franc: un cépage d’assemblage

Le cabernet franc produit généralement des vins peu tanniques, à boire après 2 ou 3 ans de garde, qui satisfont un large public, dans le monde entier. Moins connu que le cabernet-sauvignon ou le merlot, c’est un petit producteur, de 40 hectolitres à l’hectare en bordelais à 80 hectolitres en Languedoc.

En France, on le retrouve surtout dans le Sud-Ouest et dans la Loire. Il est également présent en bordelais pour compléter les assemblages de cabernet-sauvignon et de merlot. Cheval Blanc faisant d’ailleurs la part belle au cabernet franc (60 % contre 40 % de merlot). Mais c’est surtout en Anjou et en Touraine qu’on le trouvera, dans les vignobles de Saumur-Champigny, St-Nicolas-de-Bourgueil, Bourgueil et Chinon.

On trouve également du cabernet franc aux quatre coins du monde. En Europe, il a été introduit en Italie dans le Frioul dès le XIXème siècle, mais aussi en Europe de l’Est (Yougoslavie, Hongrie…). L’Australie est également un grand foyer du cabernet franc avec 7500 hectares de ce plant. Il est aussi présent, à moindres mesures, en Nouvelle-Zélande, Argentine.

Le cabernet franc trouve toutes ses lettres de noblesse en Touraine. Les vins de Bourgueil distinguent ainsi vin de tuf et vin de terrasses. Les premiers, austères dans leur jeunesse peuvent se garder en cave plus de 5 ans alors que les seconds, très aromatiques sur des notes de cerise et de fraise, se boivent dans leur jeunesse. Le chinon privilégie la souplesse en bouche et l’élégance fruitée au nez, avec des arômes de fruits rouges et fruits à noyau.